Lutte contre le gaspillage alimentaire

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Le saviez-vous ? Le gaspillage alimentaire coûte chaque année entre 12 et 20 milliards d’euros. A la maison, au restaurant, dans les supermarchés, mais aussi dès la récolte, chaque Français jette tous les ans entre 20 à 30 kgs de produits alimentaires.

Le constat est édifiant mais des solutions existent pour endiguer ce phénomène. 

Ainsi, la filière agricole a pris depuis longtemps ses responsabilités dans cette lutte contre le gaspillage alimentaire, bien que sa part soit faible. L’association Solaal , née en 2013 sous l’impulsion de la FNSEA, et en partenariat avec de nombreux acteurs des secteurs agricoles, industriels, de la grande distribution, facilite le lien entre les donateurs des filières agricoles et alimentaires, et les associations d’aides alimentaires. 

Au niveau national et local, et dans le contexte de l’embargo russe qui a plombé les exportations en 2014, Solaal a déjà permis aux filières agricoles de distribuer 1200 tonnes de denrées représentant 2,4 millions de repas depuis sa création. En Bretagne, avec la Fondation Carrefour, Solaal expérimente un dispositif permettant d’améliorer l’acheminement de ces dons agricoles, qui représentent un maillon crucial dans la chaîne du don. 

Retrouvez le témoignage d’un donateur  

C’est une première pierre portée à l’édifice de la lutte contre le gaspillage alimentaire qui nécessite un engagement fort de l’ensemble des acteurs, notamment des pouvoirs publics en matière de défiscalisation du don. 

Si le don des produits non transformés comme le lait, fait déjà l’objet d’une défiscalisation, Guillaume Garot, ancien Ministre de l’Agroalimentaire, dans un rapport qu’il a remis à Stéphane Le Foll et Ségolène Royal, le 14 avril, préconise d’élargir cette défiscalisation aux produits transformés et conditionnés. Cette mesure va dans le bon sens.

La défiscalisation du don agricole représente, pour la profession, un formidable levier d’action de lutte contre le gaspillage. Au delà de l’incitation qu’elle représente, elle pourrait permettre d’intégrer la redistribution de denrées dans un nouveau modèle de développement alimentaire. 

Et puisque c’est l’ensemble de la chaîne alimentaire qui doit être accompagnée dans ce changement, le rapport Garot préconise également des rayons anti-gaspi de produits proches de la date limite de consommation (DLC) dans les grandes surfaces. La encore, les dates de péremption de certains produits devront être revues afin de limiter leur destruction alors qu’ils sont encore consommables. Un effort de communication auprès du grand public sur ces normes est devenu indispensable ! 

Le Sénat a voté récemment à l’unanimité un amendement à la loi Macron visant à obliger la grande distribution à faire don de ses invendus aux associations caritatives. Le rapport Garot souhaite en faire un système de redistribution pérenne grâce à des partenariats stables entre associations et grandes enseignes.

Dans cet esprit, et parce qu’un changement des mentalités est en route, l’Union des métiers et industries de l’Hôtellerie (UMIH) a noué un partenariat avec unestart-up qui fabrique des doggy-bags pour favoriser et développer la pratique consistant  à emporter les restes de son repas au restaurant. 

A chaque niveau de la chaîne alimentaire, les acteurs sont prêts au changement et à la valorisation du mieux-vivre ensemble, espérons donc que la remise de ce rapport constitue l’amorce d’une grande loi contre le gaspillage alimentaire. Nous y prendrons toute notre place !

 

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