Pommes de terre: le rendement et la qualité mais pas les prix

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

2014 restera, à n'en pas douter, comme une bonne année en rendement et en qualité pour la production des pommes de etrre de consommation.

C'est la première satisfaction du producteur quand arrive la récolte. S'il ne s'est pas levé la nuit pour déplacer les enrouleurs, il n'a peut-être pas toujours bien dormi en entendant les coups de tonnerre et la pluie congler, signe d'une vigilence accrue contre le mildiou. De ce côté-là, il dispose de produits perdormants qui le sécurisent s'ils sont bien employés.

 

L'inconnue de la conservation

Cela étant, les escés de la pluviométrie du mois d'août commençaient à un inquiéter plus d'un. Des craintes justifiées au regard des premiers arrachages du début de septembre. "Ils ont été compliqués notamment en raison d'une tare terre importante", explique Solène Garson, ingénieur au Gitep. usqu'au retour de la pluie, la situation est restée difficile avec l'installation de la sécheresse et les températures exterieures un peu élevées. "Globalement, souligne Solène Garson, la maturité des tubercules s'est déroulée sur une très longue période. Certains producteurs pour le marché du frais ont été amenés à arracher des tubercules à la peau mal terminées plutôt que de prendre le risque de la dartrosse".

Il reste l'inconnue de la conservation car il ne faut pas se le cacher, le mildiou a quand même réussi à descendre au pied et en tas, l'erwinia peut prendre le relais et causer des dégâts Le maître mot en ce domaine est la ventilation du tas installée est mise en fonction au fur et à mesure qu'il est constitué selon les recommandations d'Arvalis.

Autres éléments d'importance comme le souligne Jean-Michel Damay, Président de la Section Pomme de terre de consomation de la FDSEA "c'est de bien choisir ses parcelles en vue de la qualité et ne pas se lencer dans la production sans assurer son débouché avant sa plantation". Un certain volume ne trouvera pas de place en stockage cette année.

 

Eviter d'amener des volumes libres.

Au moment où la campagne de commercialisation démarre, où le marché se cherche et que les cours s'ajustent, il faut éviter d'amener des volumes libres qui plomberont durablement les prix. Dans un message récent adressé aux producteurs, Arnaud Delacour, Président de l'UNPT, rappelle que l'offre Pommes de terre est devenue structurellement excédentaire. "A débouché équivalent, dix mille hectares au minimum sont plantés en trop en France. Pensez donc l'année prochaine à baisser sensiblement vos surfaces en Pommes de terre pour être en phase avec la demande" a-t-il plaidé.

Ne pas oublier qu'il n'y a pas de la production qui intervient sur l'évolution du marché cette année. Il y a aussi la réponse de la Russie à l'embargo européen : "Il faut s'attendre à se qu'il se fasse ressentir à un moment ou un autre et que deviendront les exportations de nos voisins belges ou hollandais?" s'inquiète Jean-Michel Damay. Pour l'heure, "l'UNPT est en alerte et compte sur les informations transmises par les producteurs pour avoir la connaissance la plus précise possible de l'évolution du marché et envisager des pistes de solutions les mieux adaptées" conclut Jean-Michel Damay.

événements

  • {0} - {1}