De perspectives en production légumière dans l'Aisne pour 2014

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Les producteurs adhérents de l'association sous contrat avec le transformateur Sensient à Marchais ont réalisé un bilan mitigé selon les productions, en particulier pour l'oignon dont les rendements ont baissé de 26%. en 2013, malgrés des conditions climatiques particulières les petits pois ont tiré leur épingle du jeu avec un rendement de 9,2 tonnes .

Bonne récolte, supérieure au contrat demandé par l'inductriel, bon prix, les producteurs sont satisfaits. Pour les haricots verts, le rendement réalisé a atteint 13,9 tonnes, légèrement inférieur au contrat. en oignon, seulement 27,8 tonnes ont pu être amenés à l'usine contre 35 espérées. En plus de la forte pression sanitaire, des problèmes de tare-terre ont été détectés cette année. Cette terre pénalise l'usine en lui affligeant des coûs de gestion des déchets. Enfin, pour les carottes, le tonnage produit sera d'environ 16000 tonnes pour la campagne, comparé à une capacité maximae de 19000 tonnes qu'i n'a pu être exploité. Ce, en raison des conditions climatiques de l'automne qui ont causé des décalages de plannings significatifs. Cependant, tous les engagements contractuels avec les producteurs ont été tenus.

Un regret toutefois, la culture de pommes de terre qui peine à trouver des planteurs et doit faire face à un marché qui régresse.

 

Des productions rapatriées en France 

"En 2013, le marché est resté tendu avec des prix orientés à la baisse sur de nombreux produits dont le céléri, les carottes, le choux. Cela étant du à une concurrence accrue des pays de l'Europe de l'Est notamment la Pologne" a expliqué Olivier Martin, Président directeur général de Sensient. "Les chiffres d'affaires de l'entreprise ont légèrement baissé en Europe. L'usine de Marchais dégage toutefois un résultat en hausse, suite au rapatriement de la production des Pays-Bas et ont favorisé les produits dégageant une meilleure marge". Par ailleurs, le coût de l'énergie pèse lourd dans les charges de l'industriel. Aussi le PDG a annoncé des investissements dans des process de déshydratation utilisateurs de gaz naturel liquéfié pour réduire les coûts.

 

Pour 2014, et suite à la fermeture d'une usine en Holland, "les volumes en pois, carottes et oigonons seront optimisés à Marchais" a annoncé François Vanderlynden, directeur agronomie chez Sensient. "Nous avons également transféré la production de haricots verts. Les navets-rutabagas, poireaux, betteraves et choux sont en cours de validation". Une opportunité pour les départements de l'Aisne et de la Marne puisque l'industiel pourra proposer une cinquantaine d'hectares supplémentaires pour ces nouveaux développements. "Nous souhaitons également essayer le navet rutabagas en deuxième culture après les pois précoces pour le département de l'Aisne" a-t-il renchérie, précisant que pour 2014, 150 ha de première culture de haricots vert à récolter en août et une opportunité de 50 h supplémentaires en deuxième culture seront nécessaires pour l'entreprise. Olivier Martin a mis en avant la qualité du travail des producteurs malgré les mauvaises conditions climatiques.

 

"Rien n'est simple pour personne. Continuons à travailler en harmonie".

 

Sensient concerné par l'environnement

"Nos clients ont une volonté assez forte autour de l'environnement et la biodiversité autant dans les champs que dans les exploitations" a annoncé Olivier Martin. Aussi, des expériences seront proposées aux agriculteurs pour une agricultures durable. Un premier test de communication avait été mis en place en 2013 sur le thème de la biodiversité par l'entreprise, en particulier sur les jachères mélifères qui fleurissent le long des routes. 'nous ésperons doubler le nombre de producteurs impliqués dans la communication sur la biodiversité et nous voulons aborder le thèmes des haies cette année".

 

On l'aura compris, les sujets ne manquent pas. Pour 2014, les responsables de Sensient ont pour objectif de maîtriser le coût de revient des matières premières, de réaliser les objectifs de volume de production, de créer une nouvelle production de choux, de mettre au point une solution de déterrage au champ. "La terre est un déchet pour nous et elle pose des problèmes de gestion et de coût. Nous voudrions de cet essai soit concrétisé avec l'investissement dans un déterreur et qu'il soit opérationnel pour 2015" a assuré le directeur agronomie.

 

                                                                      Source : l'agriculteur de l'Aisne

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